mardi 16 juin 2026

AH LE VOILA !


 La 305, c'est une ligne de vie, dans l'apnée de l'existence rurale entre Redon et Saint Nazaire. Bien-sûr ça roule souvent à vide, c'est tentant pour la région de dire : "Bon, personne s'en sert, on supprime, on récupère du budget pour autre chose, allez !" Mais c'est du service public. Je ne le prends pas tous les jours, mais je suis heureuse de le trouver lorsque j'ai besoin de gérer mon administratif là où l'Etat a jugé bon de le nicher, vers Perpète-les-oies, à plus de vingt bornes de chez moi... Plus le service sera réduit, moins les gens l'emploieront et plus sera difficile à remettre en place une fois que les mœurs seront contraintes de changer (réchauffement planétaire, hausse du prix de l'essence, etc.).

 

Lorsque ma famille est arrivée dans la région en 1987, il n'y avait RIEN en matière de transport, en dehors du train. Pour tout il fallait soit y aller à bicyclette, soit s'y rendre à pied, soit trouver un petit ami disposant d'une mobylette ou d'un permis + voiture...

C'est une peine de mort sociale, la vie rurale sans transport en commun.

Réfléchissez donc bien avant de condamner la jeunesse dans les ruralités à l'exode, parce que après, pour les revitaliser nos belles régions françaises, il ne vous restera guère que cette immigration sur laquelle vous aimez tant taper...

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