Une manœuvre pour bâillonner L214 et les associations exposant les réalités de l’élevage intensif
Projet de loi de finances : L214 dénonce l’adoption révoltante de
l’amendement Le Fur : une tentative de museler les lanceurs d’alerte qui
révèlent la réalité de l’élevage et de l’abattage des animaux.
L214 exprime son indignation suite à l’adoption de l’amendement 1185
lors de l’examen de la loi de finances à l’Assemblée nationale ce
vendredi 25 octobre.
À seulement deux voix près (97 contre 95 voix), cette mesure a été adoptée, malgré son rejet initial en commission des finances.
Déposé par plusieurs députés de la droite et d’Horizons et porté par Corentin Le Fur, cet
amendement vise clairement à entraver le travail des associations de
défense des animaux et à réduire au silence celles qui révèlent les
conditions de vie des animaux dans les élevages et les souffrances
qu’ils endurent dans les abattoirs. Marc Le Fur, père de Corentin Le Fur et ancien député, avait déjà été le porte-voix des amendements-bâillons dictés par la FNSEA ces dernières années, tentatives qui avaient jusqu’ici échoué.
L214 déplore l’absence de nombreux députés au moment du vote de cet amendement.
Si certains partis – le Rassemblement national en tête, hostiles aux
associations comme L214, ont soutenu la mesure sans surprise, d’autres
partis, comme les Écologistes ou le Parti socialiste, étaient largement
sous-représentés dans l’hémicycle malgré leurs engagements publics en
faveur des lanceurs d’alerte : seulement 1 député sur 4 présent.
L’amendement adopté ce matin à l’Assemblée vise à pénaliser les
associations d’intérêt général comme L214, en leur retirant la
possibilité de délivrer des reçus fiscaux pour les dons si elles sont
condamnées pour diffamation, intrusion, ou encore diffusion d’images
sans consentement.
Défendant son amendement en hémicycle, Corentin Le Fur a justifié cette mesure avec des arguments fallacieux, ciblant directement L214 et son travail d’information.
Derrière cet amendement se cache une stratégie : asphyxier
économiquement les associations en les privant du soutien financier de
leurs donateurs, et décourager le soutien public aux organisations qui
documentent la souffrance des animaux.
Pour Brigitte Gothière, cofondatrice de L214 : « Cet amendement
constitue une attaque directe contre la liberté d’informer sur les
pratiques d’élevage intensif en France. L214 et d’autres associations
jouent un rôle crucial pour révéler au grand jour les souffrances
endurées par des millions d’animaux dans les élevages et abattoirs,
souvent cachées aux yeux du public. En criminalisant leur
action, cet amendement cherche à faire taire les lanceurs d’alerte et à
protéger une industrie qui redoute la transparence. Cette tentative
d’intimidation n’a pas sa place dans une démocratie où le droit
d’informer et la liberté d’expression doivent primer. »
L214 continuera son travail d’information
Grâce à ses enquêtes et campagnes, des pratiques cruelles comme le
broyage des poussins mâles ont été interdites, et des avancées
significatives ont été obtenues contre certaines pratiques comme
l’élevage des poules en cage. En 2016, 68 % des poules étaient encore
élevées en cage ; elles ne sont plus que 23 % en 2023. Ses actions,
soutenues par plus de 50 000 adhérents, saluées par de nombreux citoyens
et personnalités publiques et politiques, contribuent concrètement à
faire reculer la maltraitance des animaux.
Malgré cette tentative de censure, L214 réaffirme sa
détermination à continuer son combat pour la défense des animaux et la
transparence des pratiques d’élevage et d’abattage. L214 examine les
voies de recours et continuera à porter la voix des animaux et de ceux
qui défendent leur cause.
Questionnaire à Choix multiple POURQUOI A-T-IL AUTANT PLU CES DERNIERS MOIS :
1)Parce que je chante 2)Parce que chaque année où l'on passe de la Niña à el Niño, il pleut des trombes de flotte toute l'année, mais comme vous ne vous en êtes pas encore scientifiquement aperçu, cette réponse n'est pas valable 3)Parce que chaque année où l'activité solaire est particulièrement intense et des éruptions solaires de si forte intensité qu'elles sont visibles jusque sous nos latitudes, la climatologie de notre planète protège automatiquement son sol en se couvrant de nuages 4)Parce que vous êtes décidément et irrémé... diablement accros au pétrole, ce qui a initié la cinquième extinction de masse 5)Parce qu'un certain Tobby Rolland a publié en 2017 La dernière Licorne un page-turner dont vous n'avez pas compris l'objet alors que vous l'avez lu.
Etats-Unis: acier et aluminium au menu de la rencontre Merkel-Trump
Par
RFI
Le
président américain Donald Trump et la chancelière allemande Angela
Merkel, lors d'une conférence de presse commune à Washington, le 17 mars
2017.
REUTERS/Jim Bourg
Trois jours après le président
français, Emmanuel Macron, c'est au tour d'Angela Merkel, la
chancelière allemande, de rendre une visite à Donald Trump. Sa tâche ne
sera pas facile. A plusieurs reprises, le président américain avait
critiqué l'Allemagne pour son excédent commercial. Au menu des
discussions : le dossier nucléaire iranien, mais surtout les taxes
douanières que les Etats-Unis veulent imposer à certains de leurs
partenaires commerciaux.
Ainsi, des taxes de 25%
toucheront les importations d'acier et de 10% celles d'aluminium. Le
Mexique, mais surtout le Canada, le premier partenaire commercial des
Etats-Unis et leur premier fournisseur d'acier, en sont pour le moment
exemptés. L'Union européenne bénéficie, quant à elle, d'une dérogation
provisoire, mais seulement jusqu'au 1er mai, le jour de l'entrée en
vigueur de la nouvelle loi.
Le principal conseiller économique de Donald Trump, Larry Kudlow, a
laissé entendre que cette exemption ne serait prolongée que si les
Etats-Unis obtenaient des concessions. Pas plus de détails sur la nature
de ces concessions. Kudlow a seulement évoqué le secteur automobile.
Les Américains ne cessent de réclamer une plus grande ouverture des
marchés européens à leurs produits.
Pour le moment, les Européens campent sur leurs positions : ils
n'entameront aucune discussion avec Washington sans une exemption
définitive des taxes américaines. Lors de sa visite, Emmanuel Macron avait été très clair
là-dessus, rappelle Bruno Le Maire, ministre de l'Economie. En
revanche, si l'UE obtenait cette dérogation, la France serait prête à
ouvrir des discussions avec les Etats-Unis sur le futur de l'Organisation mondiale du commerce.
Ce qui pousse d'ailleurs François Hollande à remarquer : "C’est un comportement étrange du côté de Trump. Macron est plutôt passif dans le couple".
M'est d'avis que la rumeur russe ne va pas tarder à devenir américaine... Reste à savoir comment Trump va sod... ahem enc... humhum va BIIIIIIIIIIIIIIIIIP ! notre très cher président... Ah pardon, c'est déjà fait : les Américains nous obligent à admettre notre présence militaire en Syrie, pile poil ce sur quoi notre gouvernement voulait rester screud...
La suite de nos relations avec les USA promet... ^^
Son mari s’est suicidé sur les rails, la SNCF lui réclame « réparation du dommage »
Le courrier de la SNCF demandant "réparation" a choqué
la veuve d'un homme qui s'était suicidé voici deux ans en se jetant sur
les rails. | REGIS DUVIGNAU / REUTERS
Ouest-France.
Modifié le
Publié le
Le
14 avril 2016, dans l’Aisne, un homme met fin à ses jours en se jetant
sur les rails. Deux ans plus tard, sa veuve reçoit un courrier de la
SNCF lui demandant de fournir les coordonnées de l’assurance
responsabilité civile de son mari, en vue d’« obtenir réparation du
dommage ».
D’abord quelques mots de condoléances. Puis ces phrases : « En
raison de son caractère malheureux, il n’est nullement dans mon
intention de rechercher un dédommagement auprès de la famille. Vous
priant de m’excuser de ces considérations matérielles en ces pénibles
circonstances. » Il n’empêche. L’objet de cette lettre de la SCNF, reçue en début de semaine par Aurore Lecomte-Lavalard, selon l’Union et le Courrier Picard,
est bien de fournir les coordonnées de l’assurance responsabilité
civile de son mari. Lequel s’est suicidé le 14 avril 2016 en se jetant
sur les rails dans l'Aisne. Un geste qui, selon le groupe, aurait
entraîné « un surcroît de dépenses » ; du coup, la SNCF souhaite « obtenir réparation du dommage ».
La
demande est d’autant plus choquante que ce courrier est arrivé à Chauny
(Aisne), au domicile de sa veuve, âgée de 42 ans, et de ses trois
enfants, deux ans après la mort de son époux. « Si je l’avais reçu à l’époque, j’aurais pu comprendre, mais là, c’est comme remuer le couteau dans la plaie. »
Une « procédure administrative normale »
« J’ai appelé l’assurance responsabilité civile et ils n’ont plus rien sur mon mari, poursuit Aurore. Forcément, après le décès, ils ferment tout ». « On est dans une procédure administrative normale », rétorque la SNCF contactée par l’Union. « Quand
il y a un suicide, nous nous rapprochons toujours des assurances. On
tente de les contacter par différents biais. […] En dernier recours, on a
contacté la famille ». « En aucune façon, on n’agira auprès de la famille après ce courrier », conclut la SNCF. Et au fait, que représente cette « réparation du dommage » demandée ? « Elle concerne dans la plupart des cas le dédommagement des voyageurs en cas de retard », ou la mise à disposition de personnel lors de l’accident.
Cimetière profané dans le Tarn : 200 croix retournées
Faits divers
200 croix ont été retournées dans le
cimetière de Valence-d'Albigeois.
Satanisme ?
Jeux d’enfants ? Acte de folie ? Imbécilité ? Quel motif a-t-il pu
pousser une ou plusieurs personnes à accomplir de tels faits qui ont ému
les habitants de ce village du Ségala tarnais. La plupart des croix des
tombes du cimetière ont été retournées au cours de la nuit de mercredi à
jeudi : 200 sur les 350 sépultures que compte le cimetière, selon les
enquêteurs.
« On ne sait pas trop ce qui s’est passé, expliquait hier soir
Christine Deymié, maire du village. Ce matin, une habitante est allée
faire une visite au cimetière, elle a trouvé étrange qu’autour de la
tombe familiale, plusieurs croix de sépultures voisines étaient
retournées. Elle est venue nous raconter tout ça à la mairie. Avec un
adjoint, nous sommes allés voir et on a bien constaté que la plupart des
croix étaient effectivement retournées. Elles n’étaient pas
détériorées, sauf quelques-unes très légèrement et il n’y avait aucune
inscription. C’est étrange ».
Pas de signature donc. Aussitôt alertés, les gendarmes de la localité
se sont rendus au cimetière pour constater la réalité des faits. Leurs
collègues de la brigade de recherches d’Albi ont à leur tour été
mobilisés ainsi que les techniciens de l’identification criminelle.
Avant la remise en état du cimetière, ces derniers ont longuement
inspecté les lieux hier après-midi, pour relever la moindre trace, le
moindre débris, et effectuer de nombreux prélèvements.
Bref, il s’agissait d’engranger de multiples indices qui serviront aux gendarmes de Valence, chargés de l’enquête.
L’Europe interdit trois néonicotinoïdes jugés dangereux pour les abeilles
Les
Etats membres ont adopté vendredi matin la proposition de la Commission
européenne d’interdire l’usage de ces insecticides « tueurs
d’abeilles ».
LE MONDE
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• Mis à jour le
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Par Stéphane Horel
Serait-ce le début de la fin pour les
néonicotinoïdes ? Vendredi 27 avril, les représentants des Etats membres
de l’Union européenne ont décidé d’interdire trois produits de cette
famille d’insecticides jugés dangereux pour les abeilles sur toutes les
cultures de plein air.
La majorité qualifiée requise (55 % des Etats membres représentant
65 % de la population totale de l’UE) a donc été atteinte lors de la
réunion du comité spécialisé chargé du dossier – le Comité permanent sur
les plantes, les animaux, les denrées alimentaires et les aliments pour
animaux. La France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne se sont tenues à
leurs positions exprimées publiquement et ont voté en faveur de
l’interdiction. Quatre pays ont voté contre : Danemark, Hongrie,
République tchèque et Roumanie. Pas moins de neuf pays se sont abstenus,
dont la Belgique et la Pologne.
Lobbying des industriels de la betterave
Proposé
par la Commission européenne, le texte concerne trois néonicotinoïdes
(clothianidine, imidaclopride, thiaméthoxame), dont elle avait
partiellement restreint l’utilisation en décembre 2013. Il s’agissait
donc cette fois non seulement de prolonger ce moratoire, mais aussi de le généraliser à toutes les cultures de plein champ, seul l’usage sous serre restant autorisé.
Des mesures combattues par un lobbying intensif du secteur des
pesticides et des industriels de la betterave à sucre, une des cultures
jusque-là épargnées par le moratoire. Par ailleurs, un jugement de la
Cour de justice européenne, saisie par les deux fabricants de
néonicotinoïdes, Bayer et Syngenta, devrait intervenir avant la fin de l’année.
Le 20 mars, près de 90 eurodéputés avaient écrit au président de la Commission pour lui enjoindre de « tout mettre en œuvre pour convaincre les représentants des Etats membres » de voter l’interdiction. Mais un premier vote en comité, le 22 mars, avait été reporté faute de majorité.
Le dossier scientifique concernant ces « tueurs d’abeilles »,
neurotoxiques et très persistants, est pourtant plus qu’étayé.
Considérée comme conservatrice et proche des intérêts des industriels,
l’Autorité européenne de sécurité des aliments est elle-même parvenue en
février 2018 à la conclusion que les néonicotinoïdes sont très toxiques
pour les abeilles mellifères, les bourdons et les abeilles solitaires.
De nombreuses études désignent ces insecticides comme les principaux
responsables de l’effondrement des populations d’insectes
pollinisateurs. Mis sur le marché dans les années 1990, ils sont
appliqués en enrobage des semences lors du semis, c’est-à-dire en usage
préventif, et se disséminent rapidement au-delà des cultures,
contaminant l’environnement et les fleurs sauvages.
Plus récemment, ce sont leurs effets en cascade sur d’autres espèces
animales qui ont été mis en évidence. En octobre 2017, une étude publiée
dans la revue scientifique PLoS One avait fait les titres des journaux dans le monde entier. A partir
de données de captures d’insectes réalisées depuis la fin des années
1980 en Allemagne, elle suggérait que les populations d’insectes avaient
chuté de près de 80 % en moins de trente ans en Europe. En accusation :
les « nouvelles méthodes de protection des cultures », qui comprennent les néonicotinoïdes.
En mars, des données publiées par le CNRS et le Muséum national d’histoire naturelle soulignaient unedisparition d’un tiers des populations d’oiseaux en quinze ans en France. Une disparition qualifiée par les chercheurs de « proche de la catastrophe écologique » et également attribuée aux pratiques agricoles intensives.
Pour son 28e anniversaire, le satellite Hubble
nous a envoyé une série de clichés de la nébuleuse de la Lagune, un
objet céleste composé de gaz et de poussières stellaires, qui abriterait
en son sein toute une génération de nouvelles étoiles.
La nébuleuse de la Lagune•
Crédits : NASA & ESA
Nous fêtons aujourd’hui le 28e printemps du satellite
Hubble, lancé le 24 avril 1990 à bord de la navette Discovery et placé
en orbite le lendemain à 600 kilomètres d’altitude. La vénérable lunette
nous a depuis envoyé des milliers de photos plus magnifiques et
saisissantes les unes que les autres, nous donnant à voir les confins de
l’univers, les galaxies et les constellations.
Et la dernière livraison est tout aussi fabuleuse. Pour
l’anniversaire du télescope, la NASA a dévoilé une série de clichés de
la nébuleuse de la Lagune, située dans la Voie lactée, à 4 000 années
lumières de notre planète-mère. Composée d’un immense nuage d’hydrogène
et de poussières interstellaires, la nébuleuse de la Lagune fut
découverte dès le milieu du XVIIe siècle par l’astronome italien
Giovanni Battista Hioderna. La Lagune, immense pouponnière d'étoiles
Mesurant 55 sur 20 années lumières, cette nébuleuse est à la fois
suffisamment proche et suffisamment imposante pour être observée depuis
la Terre. La Lagune est d’ailleurs si grande que le télescope Hubble a
dû se contenter d’en capturer des fragments, en se concentrant sur la
supergéante bleue répondant au doux nom d’Herschel 36.
Et c’est cette immense étoile bleue, ainsi qu’une cohorte de ses consoeurs
de moindre taille, qui donnent cette forme et cette structure
extraordinaire à la Lagune. Il faut dire que la nébuleuse est une
véritable pouponnière d’étoiles, dont le rayonnement ultraviolet permet
de façonner ce majestueux paysage .
Ainsi un article du Point, consacré à ce sujet explique que c’est ce “rayonnement qui sculpte les nuages, en soufflant une partie du gaz et créant du même coup des zones plus ou moins denses”.
Autant de jargon stellaire qui nous plonge dans la profonde poétique de
l’infiniment grand. Toutefois dans le futur, ces nuages s’effondreront
sous leur propre poids, donnant alors naissance à une nouvelle
génération d’étoiles. La relève est assurée
Après 30 ans de bons et loyaux et service, le télescope-spatial va
bientôt cesser de nous envoyer ces sublimes clichés du fond de la
galaxie. Après nous avoir permis d’observer mais aussi d’étudier
supernovas, trous-noirs et autres quasars, la longue vue s’apprête à
prendre sa retraite et à rejoindre ses congénères au fond du point
Nemo.
Son successeur est quant à lui déjà en préparation et, malgré une
série de retard, devrait être placé en orbite à l’horizon 2020. Le James
Webb Space Telescope sera ainsi 100 fois plus précis et puissant, mais
se focalisera sur l’infrarouge lointain afin d’étudier les astres plus
éloignés et donc plus anciens.
Il permettra ainsi de capturer des images inédites de notre univers
et de saisir le rayonnement infime produit par l’atmosphère
d’exoplanètes. Pour atteindre une telle précision, le JWST sera placé à
une orbite de 1,5 millions de kilomètres de la Terre, excluant toute
possibilité de réparation une fois lancé. Des loupes naturelles pour courber l'univers
Effectivement, même dans ses vieux jours, le télescope Hubble nous
réserve encore de belles surprises. Ainsi une équipe de chercheurs de
l’Université de Californie vient récemment d’observer une étoile située à
9 milliards d’années lumières! Bien plus loin donc que les étoiles
observables naturellement par Hubble, jusqu’à 100 millions d’années
lumière.
Les chercheurs se sont concentrés pour cela sur des amas de galaxie,
qui par leur densité extraordinaire servent de lentille
gravitationnelles, leur masse colossale courbe l’espace autour d’elles,
amplifiant ainsi la lumière d’astres très éloignés. Et ce que
les chercheurs prenaient pour une supernova, explosion d’une étoile
produisant une lumière phénoménale, s’est révélé être… une étoile,
repoussant encore les limites de l’exploration du sublime.
D'autres images fabuleuses transmises par le télescope Hubble
Les Galaxies des Antennes•
Crédits : NASA - ESALes colonnes de poussières interstellaires, Piliers de la Création•
Crédits : NASA - ESALa Nébuleuse de la Bulle•
Crédits : NASA - ESALa Galaxie du Sombrero•
Crédits : NASA - ESAEt la magnifique constellation de la Lagune•
Crédits : NASA - ESA
Pour fêter ses 28 ans, Hubble envoie des clichés à couper le souffle
ESPACE
– Le télescope Hubble prend une ride de plus. Pour l’occasion, la Nasa a
partagé des clichés aussi rares que spectaculaires de la nébuleuse du
lagon. Nul doute que les amateurs de l’espace auront des étoiles plein
les yeux.
- Christopher QUAREZ
24
avril 1990 - 24 avril 2018. Voilà 28 ans, jour pour jour, que le
télescope spatial Hubble prenait la direction de l'espace à bord de la
navette américaine Discovery. Depuis toutes ces années, il livre à la
Terre des images inédites du spectacle céleste qui se produit au-dessus
de nos têtes, son principal objectif étant de déterminer l'âge et de la
taille de l'Univers. Cette prouesse est le fruit d’une étroite
collaboration entre la Nasa et l’Agence Spatiale Européenne (ESA).
La nébuleuse du Lagon, son dernier succès
Et
pour marquer le coup, chaque année, l’agence américaine partage des
clichés à couper le souffle. Les derniers en date - rendus publique ce
19 avril - illustrent la nébuleuse du Lagon, située à 4000
années-lumière, autrement dit à plusieurs dizaines de milliards de
kilomètres au-dessus de nos têtes !
"Au centre de la photo (ci-dessous), une jeune étoile monstre,
200.000 fois plus brillante que notre Soleil, projette de puissants
rayons ultraviolets et des vents stellaires semblables à des ouragans,
créant un paysage fantastique de crêtes, de cavités et de montagnes de
gaz et de poussière", détaille la Nasa sur son site. Une œuvre d’art, n'ayons pas peur de la dire.
La relève assurée en 2020
Mais
le télescope Hubble se fait vieux. L'engin de 11 tonnes, ne parvenant
pas à fournir de meilleures images que celles des grands télescopes
terrestres, a dû subir cinq opérations d'entretien entre 1993 et 2009.
Ses missions devraient durer jusqu'en 2021, le temps pour la Nasa de
préparer l'arrivée d'un nouveau-né : le télescope James Webb. Ce dernier
promet d'être 100 fois plus performant. Le lancement initialement prévu
pour le printemps 2019 est finalement reporté au mois de mai 2020. Il
sera propulsé par Ariane 5 depuis sa rampe de lancement, en Guyane. Sa
puissance sera mise à profit, entres autres, pour étudier la planète
Mars.
La ministre des Armées Florence Parly a refusé vendredi de commenter
les informations de presse faisant état d'aléas techniques expérimentés
par les armées françaises lors des frappes occidentales en Syrie, qui
auraient empêché de tirer autant de missiles que prévu.
"Je n'ai pas l'intention de commenter les performances de tel ou tel
système d'armes, ces informations, qu'elles soient vraies ou fausses,
sont classifiées, je ne les commenterai pas", a réagi la ministre sur
France Bleu Provence.
"Nos objectifs ont été atteints et nous n'avons rien à ajouter
concernant la performance des systèmes d'armes", a-t-elle fait valoir.
La France, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont mené samedi des
frappes sur des sites de production et de stockage d'armes chimiques en
Syrie, en représailles à une attaque chimique le 7 avril à Douma, qui
aurait fait au moins 40 morts selon des ONG locales.
Paris a annoncé avoir tiré douze missiles de croisière (9 depuis des
Rafale, 3 depuis une frégate) sur la centaine ayant visé la Syrie dans
le cadre de ces frappes.
D'après le blog Le Mamouth, suivi par d'autres médias, un Rafale n'a
pas réussi à tirer l'un des dix missiles Scalp devant être lancés depuis
les airs par les avions français.
En parallèle, d'après plusieurs médias, dont la Lettre A, la Marine
nationale avait prévu de tirer un nombre supérieur de missiles de
croisière navals (MdCN) aux trois finalement lancés depuis une des trois
frégates multimissions (FREMM) déployées en Méditerranée orientale pour
cette opération.
C'est la première fois que la France employait ce type de missile,
d'une portée de 1.000 km, rejoignant ainsi le club fermé des pays
disposant, comme les États-Unis et la Russie, de missiles de croisière
embarqués sur des bâtiments de surface.
"Pour la première fois, sans moyens amphibies, sans forces spéciales,
sans porte-avions, avec les frégates notre pays dispose d'un missile
qui peut toucher des installations en profondeur sur les territoires
adverses", a déclaré à l'AFP le chef d'état-major de la Marine, l'amiral
Christophe Prazuck, en soulignant qu'"à l'intérieur de l'Union
européenne, la France est la seule à disposer de cette capacité".
"Les objectifs ont été touchés. C'est une première démonstration
opérationnelle de l'efficacité du système. Néanmoins on a toujours une
expérience à retirer de l'ensemble du processus, c'est ce qu'on va faire
dans les semaines qui viennent", a-t-il ajouté, sans plus de détails.
L'état-major des armées, contacté vendredi, ajoute: "L'effet
militaire a été atteint. Nous ne commentons pas les détails de la
planification opérationnelle".
Ces missiles de croisière navals sont appelés à équiper prochainement
les sous-marins nucléaires d'attaque français Barracuda, dont le
premier exemplaire doit entrer en service en 2020.
Les frappes contre le programme chimique syrien auraient eu quelques « couacs »
Posté dans Moyen-Orient, Opérations par Laurent Lagneau Le 20-04-2018
Dans
la nuit du 13 au 14 avril, les forces françaises, américaines et
britanniques ont frappé des sites du programme chimique syrien près de
Damas et dans la province de Homs. Les résultats de ce raid, en dépit
des affirmations russes sur l’efficacité de la défense aérienne
syrienne, sont sans appel, les images prises par satellite des
infrastructures visées ne laissant guère de place au doute.
Cependant, si elle a été très bien exécutée alors qu’elle exigeait
une étroite coordination entre les forces impliquées (il s’agissait de
faire arriver en même temps l’ensemble des missiles de croisière tirés
par avion et navire), l’opération Hamilton a connu quelques couacs,
rapportés par plusieurs médias (qui ne donnent pas toujours la même
version des faits).
Ce 20 avril, la ministre des Armées, Florence Parly, n’a pas souhaité
les commenter. « Vous comprendrez que ces informations, qu’elles soient
vraies ou fausses, sont tout à fait classifiées et donc je ne les
commenterai pas », a-t-elle dit, ce 20 avril, sur les ondes de France
Bleu Provence. « Nous avons tiré le nombre de missiles qui étaient
nécessaires pour atteindre et pour détruire les cibles que nous nous
étions fixées […] Nos objectifs ont été atteints et nous n’avons rien à
ajouter », a-t-elle ajouté.
Au total, les forces françaises ont lancé 12 missiles de croisière,
dont 9 par 5 Rafale et 3 par une frégate multimissions (en l’occurence,
la FREMM Languedoc, si l’on en croit les affirmations du Pentagone).
Un Rafale B peut emporter deux missiles SCALP. Comme cinq appareils
ont été sollicités pour l’opération Hamilton, l’on peut se demander
pourquoi 9 munitions de ce type ont été tirées et non pas 10. Était-ce
prévu lors de la planification de l’opération Hamilton ou bien y a-t-il
eu un raté? D’après Le Point,
qui a contacté l’armée de l’Air, il y a bien eu incident de tir. Et
« des analyses techniques sont en cours pour en déterminer l’origine »,
a-t-elle précisé.
Le plus délicat est ce qu’il s’est passé avec les FREMM, dont trois
ont été engagées dans l’opération (Aquitaine, Languedoc, Auvergne). A
priori, l’un d’entre elles avait été placée en réserve, en cas
d’impondérable. Donc deux de ces navires auraient dû tirer chacun une
salve de trois missiles de croisière navals (MdCN), dont c’était le
baptême du feu. Finalement, une seule l’a été.
Que s’est-il passé exactement? Là, les versions qui circulent sont contradictoires. Selon RTL,
la première FREMM n’a pas été en mesure de lancer ses 3 MdCN en raison
d’un problème technique (informatique apparemment, ce qui aurait
nécessité de réinitialiser le système. Bug? Ou autre chose de plus
sérieux?). Même chose pour la seconde. Et ce serait donc la troisième,
celle en réserve, qui aurait tiré les siens.
Pour d’autres sources, la seconde FREMM aurait bien lancé ses 3 MdCN
mais, la fenêtre de tir s’étant refermée, la troisième n’aurait pas eu
le temps d’entrer en action.
Cela étant, selon l’État-major des armées (EMA), « l’effet militaire a
été atteint » et comme pour Mme Parly, il n’est pas question de
commenter « les détails de la planification opérationnelle. »
Reste que le tir de missiles de croisière depuis une frégate aura été
une première pour la Marine nationale, ce qui l’a fait entrer dans le
club très fermé des forces navales disposant d’une telle capacité.
« Pour la première fois, sans moyens amphibies, sans forces
spéciales, sans porte-avions, avec les frégates notre pays dispose d’un
missile qui peut toucher des installations en profondeur sur les
territoires adverses », a fait valoir, auprès de l’AFP, l’amiral
Christophe Prazuck, le chef d’état-major de la Marine nationale (CEMM).
« À l’intérieur de l’Union européenne, la France est la seule à disposer
de cette capacité », a-t-il insisté.
« Les objectifs ont été touchés. C’est une première démonstration
opérationnelle de l’efficacité du système. Néanmoins on a toujours une
expérience à retirer de l’ensemble du processus, c’est ce qu’on va faire
dans les semaines qui viennent », a ajouté le CEMM, sans livrer plus de
détails.
Pour le moment, il sera compliqué d’avoir le fin mot de l’histoire
étant donné que le ministère des Armées ne souhaite pas faire de
commentaire. Au moins, en matière de communication, cela évite de
s’emmêler les pinceaux, comme l’a fait le Pentagone…
Ainsi, il fut avancé que les B-1 Lancer sollicités pour le raid
contre le site de Barzeh avait utilisé 19 missiles AGM-158 JASSM-ER. Un
fait confirmé par le général Kenneth McKenzie, un haut responsable du
Pentagone. Finalement, le porte-parole de l’AFCENT [la composante
« air » de l’US CENTCOM], le capitaine Mark Graff, a affirmé que les bombardiers ont tiré une version plus ancienne de ce missile, à savoir le JASSM-A.
Enfin, l’AFCENT avait affirmé, peu après l’opération Hamilton,
qu’aucun F-22 Raptor n’était dans les airs au moment où elle fut
conduite. Ce qui pouvait, là-aussi, être bizarre étant donné que l’on
pouvait s’attendre à l’implication de ces appareils de 5e génération.
Puis, le 19 avril, la même AFCENT a changé de version.
« Grâce à ses capacités uniques, le F-22 était le seul appareil
capable d’évoluer face aux systèmes de défense aérienne intégrés
syriens, offrant ainsi l’option de neutraliser les menaces [des défenses
syriennes, ndlr] et de fournir une protection aérienne aux forces
américaines ainsi qu’à celles de la coalition et de celles de leurs
partenaires sur le terrain, en Syrie », a en effet déclaré le capitaine
Graff, qui n’a cependant pas précisé le nombre de Raptor engagés.
Photos : Sites de Him Shinshar et de Barzé, avant et après les frappes (via DigitalGlobe)
L'opération, présentée comme un succès total par le président Emmanuel Macron
ainsi que par la ministre des Armées Florence Parly, ne s'est donc
pas déroulée si parfaitement que cela. Douze missiles ont frappé leur
cible, alors que seize semblent avoir été prévus au départ. « Tous
les missiles français sont parvenus à leur cible », avait assuré la ministre samedi lors d'un point presse à Paris. Gageons donc qu'elle parlait des missiles tirés, et non des missiles prévus...
Dix-sept avions avaient été déployés depuis la France pour les
frappes de ce week-end : cinq Rafale et quatre Mirage 2000-5, ainsi
que 2 avions-radar AWACS et 6 avions ravitailleurs. Fait exceptionnel,
Paris avait assuré le commandement tactique de l'opération aérienne pour
la coalition (France, États-Unis, Grande-Bretagne). Pour le volet
maritime, la France avait dépêché cinq frégates de premier rang :
trois frégates multimissions (FREMM), ainsi qu'une frégate de
lutte anti-sous-marine, une frégate antiaérienne et un
pétrolier ravitailleur.
Frappes en Syrie : un couac dans la marine a empêché le tirs de plusieurs missiles
Sur les trois frégates
françaises déployées lors de l'opération en Syrie, deux ont connu des
aléas techniques importants empêchant le tir de missiles.
La frégate L'Aquitaine (illustration)Crédit : Fred TANNEAU / AFP
Pierre JulienJournaliste RTL
"L'intégralité
des missiles qui ont été tirés ont atteint leur objectif (...) Nous
avons réussi l'opération sur le plan militaire". Si Emmanuel Macron
avait salué la réussite de l'opération militaire menée avec les
États-Unis et le Royaume-Uni en Syrie, tout ne s'est en réalité pas
passé comme prévu.
Samedi 14 avril, 12 missiles français ont été tirés depuis des rafales et un bateau de guerre contre l'arsenal chimique de Bachar al-Assad (9
Scalp et 3 MdCN). L'objectif, basé à Homs dans le nord de la Syrie, a
été atteint et détruit. Cependant, heureusement qu'il y avait trois
frégates.
En effet, L'Aquitaine, L'Auvergne et le
Languedoc, les trois frégates multimissions déployées en Méditerranée
orientale, ont connu certains déboires en pleine opération. À l'heure exacte prévue pour le premier tir, un gros bug est alors survenu
: un rouge a empêché le départ des missiles de croisière sur le premier
bâtiment désigné pour ouvrir le feu, avant que le second navire ne
connaisse la même défaillance.
Hécatombe « catastrophique » dans la Grande Barrière de corail australienne
Environ
30 % des coraux sont morts durant la vague de chaleur de 2016, selon
une étude publiée dans « Nature ». Le corail, qui abrite des créatures
marines, a souffert de la hausse des températures de l’eau.
Le Monde.fr avec AFP
|
• Mis à jour le
Année noire pour la Grande Barrière de corail australienne. Ce joyau du Patrimoine mondial de l’humanité a subi une hécatombe « catastrophique »
de ses coraux pendant une vague marquée de chaleur en 2016, menaçant
une plus grande diversité de vie marine qu’estimé jusqu’alors, prévient une étude publiée par la revue scientifique Nature,
mise en ligne mercredi 18 avril. Environ 30 % des coraux du vaste
ensemble sont morts durant la vague de chaleur survenue entre mars et
novembre 2016.
Inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1981, le récif s’étend
sur environ 348 000 kilomètres carrés le long de la côte australienne et
constitue le plus vaste ensemble corallien du monde. D’après l’étude, le corail, qui sert d’habitat
à d’autres créatures marines, a été durement touché par la hausse des
températures de l’eau consécutive au réchauffement climatique.
« Des changements radicaux dans la variété des espèces »
Terry Hugues, coauteur de l’étude et directeur du Centre d’excellence pour les études sur les récifs coralliens de l’université James Cook, a expliqué à l’Agence France-Presse
que les plus menacés sont les coraux à branches, comme les tables de
corail qui fournissent leurs cachettes aux poissons juvéniles. Les
coraux les plus susceptibles de tenir le choc sont lisses, en forme de melon, a poursuivi le chercheur. Ces coraux n’ont pas trop de mal à construire leur squelette mais « ils ne sont pas très utiles pour l’habitat ».
Pendant le blanchissement de 2016, les coraux de la partie septentrionale de la Grande Barrière ont subi une vague de « morts catastrophiques », poursuit l’étude. « Ce dépérissement corallien a provoqué des changements radicaux
dans la variété des espèces dans des centaines de récifs individuels, où
des communautés récifales matures et diversifiées se transforment en
systèmes plus dégradés, où seules quelques espèces endurantes
survivent », écrit Andrew Baird, un autre scientifique.
Le blanchissement est un phénomène de dépérissement qui se traduit
par une décoloration des coraux. Sous la pression de facteurs comme le
réchauffement, les coraux stressés expulsent les algues avec lesquelles
ils ont une relation symbiotique, et qui leur donnent couleur et
énergie.
Protéger les coraux survivants
L’étude appelle à la protection des coraux survivants, estimés à environ un milliard. « C’est ceux-là qui vont réalimenter et ré-habiter des récifs altérés », dit M. Hugues, ajoutant qu’il faudrait améliorer la qualité de l’eau en réduisant la pollution côtière. Les efforts pour limiter le réchauffement climatique, comme dans l’Accord de Paris, sont également cruciaux.
« Nous avons eu quatre épisodes de blanchissement (1998, 2002,
2016 et 2017) sur la Grande Barrière avec une hausse globale des
températures de 1 °C, souligne M. Hugues. Si nous continuons avec nos émissions comme si de rien n’était, je ne crois pas que la Barrière y survivra. »
Les récifs recouvrent moins de 0,2 % de la surface des océans mais
abritent 30 % des espèces animales et végétales marines, les protégeant
des prédateurs et leur servant de garde-manger. Ils contribuent à la
protection des côtes, à l’alimentation des hommes, ainsi qu’au tourisme.
Le seul moyen de les protéger c'est d'empêcher le réchauffement climatique. Donc de marcher à pied. Je ne vois personne ayant envie de ça autour de moi...
La famille d'Arnaud Beltrame ne veut pas d'une rue à son nom dans les villes FN
Par
Le Figaro.fr
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La famille du colonel Arnaud Beltrame, tué lors des attentats de Trèbes,
a déclaré qu'elle n'autoriserait pas les collectivités dirigées par le
Front national à nommer ses rues à son nom, a indiqué le premier journal
des gendarmes L'Essor de la gendarmerie nationale.
Une
quarantaine de villes ont déjà annoncé qu'elles baptiseraient une rue,
un établissement scolaire ou encore un bâtiment municipal au nom du
Colonel Arnaud Beltrame, tué le 24 mars par un terroriste dans un
supermarché de Trèbes, dans l'Aude. La ville de Saint-Cyr-l'École
(Yvelines), où l'officier avait fait sa classe préparatoire à l'école
militaire, a décidé de donner le nom d'Arnaud Beltrame à un boulevard au
sein d'un nouveau quartier, rapporte Le Parisien.
Plusieurs
établissements scolaires porteront également son nom : dans les
Alpes-Maritimes, près de Cannes, en Dordogne... Depuis les lois de
décentralisation de 1982, la nomination d'une voie publique relève en
effet exclusivement de la compétence des communes. C'est au Conseil
municipal qu'appartient le choix de voter la proposition ou non.
Toutefois, c'est à la famille qu'il revient d'autoriser ou non à la
municipalité concernée d'utiliser son nom.
NDDL : la préfète annonce une «ultime» rencontre avec les zadistes vendredi
Par
Yohan Blavignat
AFP agence
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Publié
VIDÉOS
- Au lendemain d‘une réunion infructueuse entre une délégation de huit
opposants et Nicolas Hulot à Nantes, Nicole Klein a annoncé sur Europe 1
«une ultime tentative pour faire bouger les choses» ce vendredi.
Mercredi, Nicolas Hulot avait appelé les occupants à «saisir la main que
le gouvernement leur a tendu».
Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a présidé, ce mercredi à Nantes, une rencontre cruciale entre
la préfète des Pays de la Loire et une délégation d'occupants de la ZAD
de Notre-Dame-des-Landes, destinée à les convaincre de se régulariser
d'ici lundi. Trois mois après l'abandon du projet d'aéroport, cette
réunion visait à permettre de trouver une issue au conflit, au dixième
jour d'opérations de gendarmerie sur le site de 1650 hectares, marquées
par des heurts entre opposants et forces de l'ordre.
Alors
que ce rendez-vous n'a pas permis de faire bouger les lignes, la
préfète des Pays de la Loire , Nicole Klein, a annoncé jeudi matin sur
Europe 1 qu'elle rencontrerait de nouveau les zadistes vendredi pour «une ultime tentative de faire bouger les choses».
«C'est vrai que je pensais que la délégation qui avait accepté de venir
me voir avancerait vers des choses qu'on leur demande qui sont assez
simple: donner leur nom et présenter un projet agricole. Il y a un refus
absolu d'entrer dans ce qui est normal pour tout autre agriculteur en
France, c'est incompréhensible et inacceptable pour tous les autres»,
a-t-elle déploré. «Ce qui est demandé est demandé à tous les
agriculteurs de France», a insisté la préfète, rappelant l'exemple du
Larzac. Selon elle, les zadistes se sont mis dans une position «dont ils
n'arrivent pas à sortir de refuser de dire qui ils sont, où ils
habitent et ce qu'ils veulent faire. Cela ne me semble pas être des
demandes démesurées».
Mercredi,
à l'issue de la réunion avec les zadistes, Nicolas Hulot a appelé au
cours d'une conférence de presse les opposants à «saisir la main que le
gouvernement leur a tendu dès le 17 janvier» lorsque le premier
ministre, Édouard Philippe, a annoncé l'abandon du projet d'aéroport à
Notre-Dame-des-Landes. «Nous avons un sentiment de tristesse, de gâchis,
que j'espère provisoire», a-t-il martelé. Et le ministre de rappeler la
génèse de la lutte dans cette zone: «À l'origine, c'était un combat
mené pour préserver les terres agricoles, les zones humides et la
biodiversité. Sauf à me tromper, ce combat-là a été atteint. (...) Il
faut peut-être s'interroger de savoir s'il ne faut pas, à un moment ou à
un autre, cesser un combat que l'on pense gagné.»
«Ne rentrons pas dans une spirale de violence»
Nicolas Hulot
En conclusion, le ministre a appeler à ne pas «rater la
dernière étape». «Ne rentrons pas dans une spirale de violence. Ne
confondons pas écologie et anarchie, et sachons maintenant passer à une
nouvelle étape», a-t-il déclaré. Selon lui, le gouvernement est
désormais «en droit d'attendre un geste, un retour à l'ordre pour la
tranquillité des habitants qui subissent une situation qui n'est plus
tolérable».
«Aucune ligne n'a bougé», les zadistes déçus
Un
peu plus tôt, une délégation d'opposants avait exprimé sa déception sur
le contenu de la réunion. «Aucune ligne n'a bougé. C'est clair que les
lignes n'ont pas bougé du tout», les «exigences posées» par le
gouvernement restant les mêmes, a déclaré à la sortie de la préfecture
Marcel Thébault, l'un des quatre agriculteurs historiques de NDDL et un
des membres de la délégation. Selon lui, le gouvernement n'a pas proposé
de «recul du délai ni quoi que ce soit».
En
invitant les zadistes à reprendre le dialogue, interrompu le 9 avril
par les opérations d'expulsions et la destruction de 29 «squats» en
quatre jours, la préfète de région, Nicole Klein, a voulu leur offrir
«une porte de sortie» et tâcher d'éviter une évacuation de plus grande
ampleur. Ils doivent «donner leurs noms», a souligné la préfète. «S'ils
ne répondent pas a minima à cette demande, le président de la République
a été très clair, il y aura de nouveau des expulsions».
Le
gouvernement a laissé aux opposants jusqu'au 23 avril pour se
régulariser. La déclaration d'intention que doivent remplir les zadistes
souhaitant «entrer dans les règles» comporte leurs noms et les grandes
lignes de leur projet agricole ou para-agricole. Sans valeur juridique,
elle est un préalable à la signature ou non de baux agricoles précaires.
«Ce ne sera pas le Larzac, ça a été dit»
Nicole Klein, préfète du Pays de la Loire
À l'heure actuelle, «les seuls qui sont en situation
régulière sont les quatre agriculteurs historiques qui ont demandé la
rétrocession de leurs terres et ceux qui ont une convention d'occupation
temporaire qui souvent exploitent les terres sans habiter là», avait
détaillé Nicole Klein mardi. La représentante de l'Etat n'avait reçu
avant la réunion que quelques «formulaires fantaisistes, de gens venant
d'ailleurs», avait-elle indiqué mardi. Les zadistes, qui déplorent
«l'ultimatum du 23», sorte de «couperet» et de «chantage à la terreur»,
jugent le format de cette déclaration d'intention «trop individuel».
L'Etat ne fermera pas la porte à des coopératives ou à des GAEC
(groupements agricoles d'exploitation en commun, NDLR), mais «ce ne sera
pas le Larzac, ça a été dit», avait précisé la préfète.
À
l'Assemblée nationale, le premier ministre Édouard Philippe a répété ce
mercredi que «les occupants illégaux» qui ne régulariseront pas
rapidement leur situation «quitteront les lieux» car «force doit rester à
la loi».